Entre le plateau de Satory et la plaine de Versailles, la nature des sols change radicalement en quelques centaines de mètres. D'un côté, les sables de Fontainebleau, drainants mais peu cohésifs. De l'autre, les argiles à meulière du Lutétien, plastiques et sensibles à l'eau. Dimensionner une fondation sans distinguer ces deux comportements, c'est accepter un aléa que le Maître d'Ouvrage découvrira trop tard. L'essai triaxial apporte la réponse. Il mesure la résistance au cisaillement en conditions drainées et non drainées. Pour les projets sur les coteaux de Montreuil ou près de la gare des Chantiers, où les terrassements modifient l'état hydrique, nous couplons systématiquement l'essai avec une campagne de sondages SPT pour corréler la résistance de pointe aux paramètres de rupture.
Un angle de frottement surestimé de 2 degrés peut réduire le coefficient de sécurité d'une fondation de 25 % : le triaxial ne laisse aucune place à l'approximation.



