Versailles s'est construite sur un plateau où les argiles à meulières de Montmorency affleurent par endroits, créant un patchwork de sols dont le comportement à l'eau change radicalement d'une parcelle à l'autre. Le château et ses dépendances, édifiés sur ces formations, ont connu des tassements différentiels pendant des siècles avant qu'on ne comprenne vraiment le rôle de la plasticité des sols. Aujourd'hui, tout projet de fondation dans la ville doit composer avec cette réalité géotechnique héritée du Stampien. Nos essais de limites d'Atterberg quantifient précisément la frontière entre état solide, plastique et liquide de ces argiles, et permettent d'anticiper leur réaction aux variations hydriques saisonnières. Nous réalisons ces analyses en laboratoire, en suivant strictement la norme NF P94-051, sur des échantillons intacts prélevés lors des campagnes de reconnaissance. Pour les sols très compacts du plateau, il est fréquent de coupler cet essai avec un essai à la plaque afin de vérifier la portance en conditions réelles.
Un indice de plasticité supérieur à 20 dans les argiles de Versailles impose de repenser la profondeur d'assise des fondations.



